FOUS DE PECHE
 
     
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LE BROCHET

 

 

NOM

Nom scientifique

Noms locaux

Famille

BROCHET

Esox lucius

Sifflet (petit), bec de canard, grand bec, goulu, gaspard, grand-gosier...

Esocidés

 

Description

On ne présente plus messire Esox, son corps long et fuselé avec sa nageoire dorsale rapprochée de la caudale et au niveau de l’anale. Cela lui confère une allure de torpille et lui permet de se propulser à la manière de celle-ci sur les pauvres proies naviguant dans son secteur les jours de grande faim. Son dos est verdâtre, ses flancs marbrés et son ventre ivoire. Sa tête est aplatie et son museau plat, ce qui lui a valu son surnom de bec de canard. Sa large bouche est pavée de sept cents dents dit-on (je n’ai jamais eu le courage de les compter pour vérifier)

Taille

1 m 30 ou 40 pour 20 à 25 kg. Amener sur le pré ou dans la barque un grand bec de plus de trente livres est déjà un bel exploit riche en émotions.

Techniques

- Au vif à condition de ferrer à la touche avec un équipement approprié. Rien n’est plus stupide que de laisser engamer un brochet (qui n’est peut-être que brocheton) en fumant une cigarette comme le prescrivaient les anciens. Beaucoup ne survivent pas à ce traitement.

- Au mort manié (terriblement efficace à condition de bien... manier)

- Aux leurres de toutes sortes.

- A la mouche.

Esches

Gardons, chevesne, voir petite tanches, carpeaux ou perchettes. De belle taille. Les vifs sont toujours trop petits.

Leurres

- Cuillers tournantes ou ondulantes dans les grands modèles.

- Poissons nageurs, peu plongeant l’été pour raser les herbiers où Grangousier guette la blanchaille, à très plongeant l’hiver pour prospecter les fosses où il aime se tapir.

- Grosses mouches en lapin avec une canne à saumon.

Lieux à prospecter

Partout, sauf les torrents. Bien présent, même s’il est discret, en première catégorie notamment dans les rivières de type " normande " où il est interdit de le remettre à l’eau. Voilà un exemple de no-kill impossible si l’on respecte la loi...

Le temps

Contrairement à ce qui se répète depuis des lustres, les chances de prendre un beau brochet sont plus importantes à la belle saison. Evidemment l’hiver les eaux dépourvues d’herbiers sont plus faciles à pêcher et les proies bien cachées se font plus rares pour le brochet qui malgré tout chasse moins par grands froids. Essayer au cours d’un redoux après une offensive de l’hiver.

Quelques bons coins

Les lacs de barrage sont souvent bons. Les canaux du nord et de l’est aussi.

Le petit + de Marc

 

Les vifs auront peut-être (sûrement) levé un client, quelque brochet en maraude de belle taille qui ne se rendra qu’après une titanesque bagarre où il aura sauté, sa large gueule rouge grande ouverte pour se débarrasser de l’hameçon double qui lui taraude la gorge. Il aura tenté vingt fois d’entraîner la ligne dans les nombreux herbiers avec la perfide intention de l’y enrouler pour, pesant de tout son poids, la briser. Sur la berge, Grandgousier sera magnifique avec un dos verdâtre, un ventre blanc d’ivoire, des flancs tachetés, veinés, mimétiques. Il sentira bon l’herbe verte et l’eau. Il sera épais comme une cuisse de donzelle et long, long... quatre-vingt, quatre-vingt-dix centimètres et pourquoi ne dépasserait-il pas le mètre ? Pourquoi ne serait-il pas le poisson record de l’un des deux compagnons de pêche, le poisson de sa vie ? Hein ! Pourquoi pas...

Extrait de " Canicule " Nouvelle

 

 

 

 

 

 

 

 

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